Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

11/11/2012

MEZE: COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE VOTE DU SENAT CONCERNANT LA GUERRE D'ALGERIE

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué de presse qui exprime toute ma stupéfaction concernant le vote du Sénat le 8 novembre et l'obstination empressée du pouvoir socialiste à vouloir imposer une date très contestée.

"En cette période du 11 novembre, où, pour la première fois nous commémorons tous les morts pour la France, le pouvoir socialiste, certainement en mal de sujets de préoccupation s'emploie à semer le trouble dans les rangs des associations d'anciens combattants...

Alors que les querelles concernant la date officielle de la fin de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc s'étaient estompées après une loi datant du Président Chirac instaurant la date du 5 décembre,

Alors que celles et ceux qui privilégiaient le 19 mars commémoraient chaque année cette date dans le calme et le recueillement,

Les sénateurs socialistes ont fait voter le 8 novembre dans la douleur et dans la précipitation une loi instaurant le 19 mars comme: « une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combattants en Tunisie et au Maroc ».

Pour ma part, j'ai toujours respecté les deux manifestations en tant qu'élu sensible aux choix de chacun, tout en sachant, ce qui est incontestable, que bien des morts pour la France l'ont été après le 19 mars 62, et ce, très souvent dans des conditions horribles. Ceci expliquant le fait que la date du 5 décembre soit celle de la commémoration officielle.

Le gouvernement socialiste choisit, lui, un tout autre procédé au risque de réveiller les rancoeurs, il vient mettre à mal cet équilibre qui avait été déjà si difficile à trouver...

Il semble que ceux qui reprochaient hier à l'ancien gouvernement de "cliver" font pire encore en soufflant ainsi sur des braises encore rougeoyantes.

Cette obstination, et cette précipitation, sans aucune concertation a de quoi laisser perplexe. En effet, pourquoi, alors que les sénateurs eux même avaient souhaité continuer la discussion le 20 novembre, le gouvernement a-t-il en catimini et en urgence fait adopter le texte le 8 novembre?

Il faut appeler un chat, un chat. Les socialistes, pour satisfaire une partie de leur électorat, n'hésitent pas à réveiller des vieux démons sur le dos des combattants, des rapatriés et des harkis...

Et bien sûr, par contre, la solution des vrais problèmes du pays peut bien attendre... Il faut encore que le Président de la République s'occupe de l'injonction faite à la France, par un ministre Algérien, afin que celui-ci aille s'excuser en Algérie au non de la nation..."

Gilles PHOCAS

Conseiller National UMP

Conseiller Municipal d'opposition de la Ville de Mèze

06-09-58-90-95

Les commentaires sont fermés.